Sans tomber dans l’extrême des films que je vais vous présenter, le pétage de plomb classique présente certains avantages. Cette expression dont l’origine fait clairement référence à une défaillance électrique des fils de fusible qui subiraient une surintensité, notre cerveau peut sensiblement subir une réaction du même ordre.

Cela peut aller du simple relâchement comme s’offrir un ou deux jours de congés pour se reposer ou s’aérer l’esprit au changement de vie radical comme changer de travail, de compagnon ou même quitter son cocon familial pour aller vivre à l’autre bout du monde du jour au lendemain. Ces changements de vie, bien que soudains et radicaux pour l’entourage familial sont un mal nécessaire lorsque la situation actuel n’est plus supportable.

Walking dead version american psycho

Mix entre Walter white de Breakind bad et Patrick Bateman de American Psycho

Certains films traitent de ce sujet mais dans des registres beaucoup plus poussés et extrêmes, voici mon top 5 des films « pétage de plombs ».

 1. Les Gamins de Anthony Marciano

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Alain Chabat pète les plombs et s’offre un retour en jeunesse dans le film Les gamins.

Gilbert (Alain Chabat) est un homme d’une cinquantaine d’années qui est marié depuis 30 ans à Suzanne (Sandrine Kiberlain). Il s’ennuie dans son couple et dans sa vie en général après avoir revendu sa société. Il rencontre alors le jeune Thomas (Max Boublil) qui vient tout juste de demander sa fille Lola (Mélanie Bernier) en mariage. Las de sa vie monotone, il va convaincre Thomas que le mariage est une erreur et va tout changer dans sa vie pour revenir dans ses rêves de jeunesse.

2. Chute libre (Falling Down) de Joel Schumacher.

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Le film Chute libre avec Michael Douglas illustre très bien la montée en puissance de l’état de ras de bol, cela se fait très progressivement avant d’atteindre le point de non retour.

Ce film franco-américain-anglais de 1993 met en scène l’acteur Michael Douglas dans un frénésie qui le poussera en l’espace d’une journée au bout de sa démence passagère mais d’une extrême violence. Pour faire simple, tout l’énerve, du simple embouteillage à la moindre incompréhension au Fast Food ou même lorsqu’il se fait agresser. Sans vouloir dévoiler les passages cultes de ce film, vous pourrez en saisir les principales composantes en écoutant le titre de Disiz la peste « Je pète les plombs » qui en est très librement inspiré.

 3. Le couperet de Costa Gavras

Le couperet  José Garcia

José Garcia perd son sang froid dans le couperet, une aventure qui le conduira au bout de sa folie.

Bruno Davert (Interprété par José Garcia) est un cadre supérieur d’un quarantaine d’année travaillant dans une usine de papier. Père de deux enfants et marié à une jolie femme, il a une vie rêvée dans son pavillon de banlieue. Son usine vient malheureusement à licencier du personnel et il fera parti du wagon qui le mènera vers le chômage. Ne voulant pas quitter son domaine d’expertise et ayant beaucoup de concurrents pour les rares postes vacants, il usera d’un stratagème pour les identifier afin de les éliminer.

José Garcia brille dans sa performance d’acteur, surement un de ses rôles les plus profond qui montre avec justesse le poids de la pression social que l’on peut ressentir quand on est dans une situation similaire.

4. L’adversaire de Nicole Garcia

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Daniel Auteuil au bord du gouffre dans le film l’adversaire.

Jean-Marc Faure est un médecin qui s’invente une vie professionnelle pendant près de 20 ans. Tout le monde le croit en place dans son hôpital mais il passe en fait ses journées dans sa voiture à attendre que le temps passe. Rattrapé par les différentes dettes qu’il a contracté et les différents mensonges qu’il a mis en place et qui le placent au centre d’un étau, il décidera de mettre un terme à tout cela en assassinant sa femme, ses enfants et ses parents. Cette histoire est inspiré de la véritable histoire de Jean-Claude Romand.

Un film qui comporte des longueurs mais l’interprétation de Daniel Auteuil est saisissante et l’histoire bouleversante.

5. American Psycho de Mary Harron

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Patrick Bateman pète littéralement les plombs, ses fantasmes de violence le conduiront dans les méandres les plus profonds de la folie

Patrick Bateman est un jeune homme travaillant dans une entreprise d’investissement de Wall Street. Censé s’occuper de ses spéculations boursières, ce new yorkais à d’autres idées en tête. Fasciné par les tueurs en série, cocaïnomane, il déteste les sans abris et à une relation très particulière avec la gente féminine. Il développe également des obsessions maladives comme les vêtements haute couture, les restaurants branchés ou même le détail des cartes de visite à la mode.

Ce jeune homme de 27 ans aimerait être comme ses semblables mais comme il le dit lui même :
« Il existe une image de Patrick Bateman. Une sorte d’abstraction. Mais je n’existe pas vraiment. Ce n’est qu’une entité, quelque chose d’illusoire. Et bien que je puisse cacher mon regard froid, que vous puissiez me serrer la main et sentir ma chaire s’agripper à la vôtre, vous pourriez vous dire que nos vies sont comparables. Mais je ne suis tout simplement pas là« .

Un film très violent par ses images mais aussi par ses textes. Ce film est une adaptation du roman homonyme de Brett Easton Ellis où l’on peut lire une description encore plus noire du personnage.

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